sen sok for how it all began article

Comment tout a commencé…

Pour la majorité des enfants Cambodgiens, le mois d’Août est synonyme avec la fin des examens, la fin de l’année scolaire à PSE, et, très souvent, le moment de retourner au travail. En effet, beaucoup d’enfants, pour contribuer au revenu familial, sont forcés d’avoir des petits boulots – qu’ils maintiennent souvent pendant l’année et où ils se rendent après la journée d’école – vendant des sodas sous le soleil étouffant, s’improvisant guides touristiques dans les rues du centre-ville, échangeant des babioles trouvées en fouillant dans les décharges dans des conditions d’hygiène abominables, et parfois même des occupations beaucoup plus obscures comme la prostitution ou le trafic de drogues.

En 2002, Christian et Marie-France des Pallières eurent l’idée de commencer un programme à grande échelle pour lier deux années scolaires, en recrutant des volontaires européens qui travailleraient avec des moniteurs Khmers pour montrer aux petits Cambodgiens ce qu’étaient des vacances… Car l’insouciance et le rire ne sont-ils pas l’essence même de l’enfance ? Leur idée était d’avoir, de cette manière, une continuité d’une année scolaire à l’autre, avec l’assurance de garder les enfants hors des rues, et surtout qu’ils retournent à l’école en Septembre. Lors d’une tournée de France en 2002 pour sensibiliser les gens à leur cause, ils rencontrèrent Marisa Caprile, qui fut si touchée par le documentaire de PSE qu’elle se proposa immédiatement pour diriger les summer camps. Petit à petit, avec une attention poussée au détail, et avec beaucoup d’amour, Marisa s’est entourée d’une équipe motivée et a mis en place le tout premier summer camp en Août 2003. Depuis, les summer camps se développent exponentiellement, de telle sorte qu’en 2014, le camp accueillait proche de 3000 enfants par jour, répartis dans 14 camps éparpillés partout dans le pays.

Le summer camp, c’est exactement ce qu’on imagine : un temps pour jouer, pour créer, pour apprendre et pour découvrir une culture nouvelle. Certains des Khmers rencontrent des Européens pour la toute première fois, et c’est aussi l’opportunité unique pour nous de comprendre la vie quotidienne des enfants. Au fil des années, la portée des summer camps s’est tant étendue que cette année nous attendons 183 moniteurs venant de France, d’Espagne, de Pologne, du Pérou, d’Irlande, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie et du Portugal. Les summer camps, c’est le résultat d’une organisation extrêmement complexe et d’élevages de fonds qui durent tout au long de l’année, et qui voient leur apogée dans les moments merveilleux, magiques, dont les enfants et les moniteurs se souviendront pour toujours et qu’ils attendront avec impatience, jusqu’au mois d’Août suivant.

Facebooktwittergoogle_plusmail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *