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Un Jour chez les Pensionnaires

Vero and Malis, the two coordinators of the camp
Vero et Malis, les deux coordinatrices du camp

1. Vero, peux-tu me raconter un peu qui sont les pernsionnaires?

Les pensionnaires sont les enfants qui vivent à PSE toute l’année à cause de situations familiales difficiles. PSE c’est leur maison. Quand j’ai appris que j’allais coordonner ce camp, je me suis dit que ce serait beaucoup de travail. C’Est une énorme responsabilité car c’est un camp très différent des autres. Le camp est très diverse et complet: il y a des activités à l’intérieur et à l’extérieur de PSE. J’avais un peu peur que mes idées ne plaisent pas. Mais plus que tout j’étais vraiment très heureuse d’avoir ce camp car c’est un de mes préférés.

2. Quel est le plus grand défi de coordonner ce camp?

Le plus grand défi avec les moniteurs est de les aider à comprendre ce qui rend ce camp unique, et qu’on arrive à accomplire les objectifs qu’on se fixe pour le mois. Avec les enfants le défi est de rendre le camp à la fois divertissant et éducationnel. Le but n’est pas seulement de faire passer le temps mais d’organiser des activités instructives qui les impliquent dans le développement de leur pays, comme avec des activités sociales.

3. Quels sont ces objectifs éducationnels?

Le but est de les aider à réaliser qu’un jour ils étaient eux-mêmes dans des situations difficiles, et qu’à présent ils peuvent donner un peu de l’aide qu’ils ont reçue, à ceux qui en ont le plus besoin. C’est important qu’ils comprennent qu’il y a encore tant de gens dans la misère qu’ils peuvent aider. De plus, comme on a les mêmes enfants pendant les 4 semaines du camp, on peut organiser des ateliers à développer au cours du mois. Par exemple les enfants fabriquent des bracelets depuis une semaine dans les ateliers sociaux. Le but est de vendre ces bracelets pour élever de l’argent pour acheter et préparer de la nourriture à donner aux sans-abri dans des hopitaux. Ce sont eux qui font toutes les décisions et ils sont tous extrêmement impliqués dans ce projet.

 

1. C’est toi, Malis, qui a décidé de travailler au camp des pensionnaires?

Oui, parce que je connaissais les enfants et je les aime beaucoup. Je travaille avec eux le weekend, c’est comme ça que je les connais. Je connais leur comportement et leurs problèmes. Beaucoup d’enfants ont des problèmes à la maison qui les forcent à rester chez les pensionnaires, comme la violence ou l’extrême pauvreté qui font que leurs parents ne peuvent pas s’occuper d’eux. D’autres vivent si loin dans la campagne qu’ils ne pourraient pas aller à l’école s’ils ne restaient pas à PSE.

2. Qu’est ce que tu penses des camps d’été pour eux?

Pendant l’année ils vont toujours à l’école puis ils rentrent directement dans leurs chambres — ils n’ont jamais l’occasion d’aller dehors. Avec les camps d’été ils ont beaucoup d’activités en dehors de PSE, et ils adorent ça.

3. Quel est le plus grand défi de coordonner ce camp?

C’est ma première fois à coordonner et c’est sûr que c’est plus difficile que d’être monitrice. En tant que moniteur on doit seulement contrôler les enfants et obéir au coordinateur. En tant que coordinateur on doit contrôler les enfants et les moniteurs. On doit trouver des solutions aux problèmes; par exemple hier nous étions au parc à Phnom Penh et les enfants jouaient au foot. Par accident, ils ont envoyé la balle sur une femme qui était dans le parc et son oeil a été touché. Elle a voulu nous demander de l’argent en compensation. Vero et moi avons du parler au directeur du parc pour arranger la situation ensemble. A la fin nous lui avons donné un paquet de riz et de l’eau pour nettoyer son oeil.

 



 

 

Mey Maly and some of her Pensionnaire girls
Mey Maly est responsable des filles pensionnaires depuis un an

« Pendant les vacances nous avons souvent beaucoup de travail avec les pensionnaires mais le camp d’été nous permet d’avoir beaucoup plus de temps libre. Nous gardons quand même certaines responsabilités, comme vérifier où ils sont quand la journée est terminée, vérifier qu’ils mangent et qu’ils se douchent, s’occuper de leur santé. Mes filles se font beaucoup d’amis pendant le camp, venus du bout du monde, ayant depensé leurs économies pour venir ici et qui les aiment tellement. Ça les rend heureuses; elles jouent à des jeux fantastiques et peuvent pratiquer leur anglais. Les derniers jours sont vraiment tristes, elles ont beaucoup de souvenirs et regardent les photos des moniteurs et écrivent des lettres. Même les plus petites demandent aux plus âgées de les aider. Ces enfants viennent des situations les plus pauvres et ont souvent des souvenirs très durs de leur enfance. PSE leur offre l’éducation, lun foyer, la santé, et surtout la sécurité. Pendant le camp les moniteurs européens leur apportent l’amour et le savoir et tout le monde fait partie de la même famille. »  Maly, directice des filles pensionnaires

 

 

Irene does a manual activities with the children
Irene fait des activités manuelles avec les enfants

 

 

« Mon expérience a été géniale jusqu’à maintenant. Les enfants sont adorables, mais ils peuvent aussi être très têtus. C’est difficile à gérer à cause du problème de la langue. Parcontre c’est incroyable qu’on puisse tisser des liens sans les mots. Les enfants sont très spéciaux. Ils n’ont pas de famille ni de modèles dans la vie, donc je pense que pendant qu’on est ici c’est important de leur donner autant d’attention et d’affection que possible. »  Irene Alonso, monitrice espagnole

 

 

 

 

Malis, the coordinator, with Saran, a teenager in the Pensionnaires camp
Malis, la coordinatrice, avec Saran, une adolescente du camp

 

 

 

 

« Mon activité préferée est de faire les bracelets, surtout parce que c’est une expérience nouvelle pour moi de faire du travail social, en vendant les bracelets pour ensuite offrir à manger aux pauvres. Ce que j’adore au camp d’été c’est qu’on ait du temps libre et qu’on fasse des grandes activités de groupe, alors que pendant l’année j’ai seulement 5 ou 10 min entre les cours pour me reposer. Le camp va beaucoup me manquer quand je quitterai les pensionnairs… » Reth Saran, adolescente de 15 ans aux pensionnaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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