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Les Petits Chouchous de Paillote Sihanoukville

Cachée derrière une ancienne gare de Sihanoukville, se trouve la paillote du camp d’été PSE. Le petit bâtiment entouré d’arbres est un centre de jour PSE pendant l’année et c’est seulement l’année dernière que le camp d’été a débuté dans la paillote. D’après Alvaro, le coordinateur, la paillote accueille des enfants d’une communauté très pauvre et rurale. « Le lieu est si isolé que les enfants doivent traverser les rails de train chaque matin pour venir ici. » Le climat étrange est une autre particularité de la paillote. « Il pleut tous les jours, mais ça ne gêne ni les moniteurs ni les enfants. Le deuxième jour de camp il y a eu des pluies torrentielles et nous étions sûrs que personne ne viendrait, mais nous avons attendu sous la pluie, et nous avons vu émerger de la pluie des dizaines d’enfants souriant et courant vers nous. »

 

Alvaro à la plage parmi la foule d'enfants
Alvaro à la plage parmi la foule d’enfants

Les enfants de la paillote ont entre 3 et 6 ans. « C’est très difficile de capturer leur attention », commente Alvaro. Tomasz, cependant, moniteur polonais, trouve qu’ils se sont déjà améliorés. « On arrive mieux à organiser les activités et les enfants sont très réactifs! Par exemple, la première semaine nous avons remarqué qu’ils n’aimaient pas les carottes et on les trouvait partout par terre après le déjeûner. Maintenant ils ont appris à les jeter à la poubelle. Ils suivent notre exemple aussi en aidant à ramasser les tapis après la sieste. »

 

Tomasz, enterré sous un tas d'enfants
Tomasz, enterré sous un tas d’enfants

Pour Tomasz, vivre dans les conditions de vie de cette communauté et travailler dans la paillote c’est une grande opportunité de reflexion. « C’est incroyable de voir notre monde occidental d’une perspective différente. Nous avons tant de choses inutiles et nous poursuivons des choses sans valeur. J’ai toujours su qu’on pouvait être heureux avec moins mais c’est seulement en rencontrant ces enfants que j’ai pu vraiment réaliser à quel point. »

 

Rotha, aussi connue sous le nom de "la folle" car elle ne perd jamais son énergie
Rotha, aussi connue sous le nom de « la folle » car elle ne perd jamais son énergie

C’est la deuxième année de Rotha en tant que monitrice à Sihanoukville. Elle étudie à PSE dans l’école de cinéma. Ça fait longtemps qu’elle est engagée avec l’association en tant qu’étudiante et en tant que bénévole. « J’ai toujours pensé que ce que construisaient Mami et Papi était merveilleux et je veux suivre leur exemple. Je n’ai pas d’argent à donner mais j’ai du temps et de l’énergie pour aider. »

 

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