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Une Lettre de Sihanoukville Centrale

 

Le Camp Central de Sihanoukville a ouvert ses portes pour la première fois en Août 2007. PSE avait inauguré une antenne là-bas quelques années plus tôt pour étendre son travail aux enfants habitant sur les nombreux bidon-villes et décharges de la ville côtière. Cette année, Carolina Ruiz coordonne le camp, qui accueille environ 300 enfants répartis en deux groupes, un le matin et l’autre l’après-midi. Elle était appréhensive en apprenant son rôle, car c’est un camp beaucoup plus indépendant que ceux situés autour du camp central de Phnom Penh, où se situe l’équipe d’encadrement, qui répond aux problèmes qui ne peuvent pas être résolus par les coordinateurs des camps. Mais elle est très heureuse du résultat: « les moniteurs européens se sont adaptés au camp super vite et savent tous quoi faire. Nous avons aussi une excellente équipe de moniteurs Khmers qui parlent très bien anglais. Une agréable surprise c’est la présence d’une quinzaine de volontaires qui sont étudiants à PSE pendant l’année et qui restent au mois d’août pour jouer avec les enfants. Ils nous aident beaucoup avec les douches, dans la cuisine et pendant les activités. C’est une grande chance de les avoir avec nous.” A Sihanoukville le plus grand obstacle c’est l’incroyable imprévisibilité de la météo… D’une seconde à l’autre, le soleil radieux se transforme en pluie d’une abondance inimaginable, qui inonde le camp en moins de 20min. « Dans ces cas-là, nous devons rapidement réorganiser les équipes pour improviser les activités pour les adapter aux espaces intérieurs. Aujourd’hui par exemple nous avons projeté un film, et les enfants ont adoré ! »

Pour Xanthe, monitrice pour la première fois, travailler avec les moniteurs Khmers est très enrichissant, et quand elle a du mal à expliquer une activité, elle adore apprendre les jeux Khmers proposés par les moniteurs. De plus, « les moniteurs européens essaient tous de donner aux enfants les meilleurs moments possibles au camp d’été, mais de temps en temps on a des petits rappels de leurs vies à l’extérieur – et je pense que les moniteurs Khmers nous aident vraiment à s’en rendre compte, car ils ont une meilleure compréhension des milieux de ces enfants. »

Alison Logier, volontaire dans les camps depuis 3 ans, est responsable des logistiques du camp central et aussi de la paillote de Sihanoukville. Elle s’occupe de toutes les petites choses qui font marcher le camp d’un jour à l’autre. C’est-à-dire qu’elle fait la comptabilité des camps, organise le transport pour emmener les repas à la paillote et ramener les enfants le matin et l’après-midi, met en place les sorties à la plage, gère les compensations de riz… Ses responsabilités autour du camp exigent une extrême organisation qu’elle réussit sans souci. « Mon rôle est de m’assurer que tout le monde a ce dont il a besoin pour faire rouler le camp, que ce soit le matériel, la nourriture ou l’eau, mais aussi le bien-être des moniteurs et des enfants. Je vérifie que tout se déroule bien et s’il y’a des problèmes je donne des conseils aux coordinateurs pour les résoudre. Pour elle, clairement, le meilleur atout des camps de Sihanoukville, c’est la proximité de la plage. « C’est incroyable de voir les enfants là-bas, ils sont tellement spontanés et ils adorent y passer du temps – et les moniteurs aussi ». De plus, dans ce camp, les moniteurs Khmers dorment sur le même site que les européens, ce qui aide à renforcer leur équipe. « Nous avons beaucoup d’opportunités pour se rapprocher et encore mieux comprendre la culture Khmère comme nous vivons ensemble. On a vraiment une ambiance géniale dans le camp »

 

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