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Sen Sok, la Paillote Arc-en-Ciel

Sandra, coordinatrice de Sen Sok
Sandra, coordinatrice de Sen Sok

Peux-tu introduire le camp de Sen Sok?

Il est localisé dans un village à 45min du camp central de PSE. C’est la deuxième année de la paillote, et on reçoit environ 140 enfants par jour, la plupart âgés entre 3 et 10 ans. Ils habitent tout près d’ici, et ils viennent en marchant donc quand on arrive le matin ce qui est génial c’est que les petits nous attendent. C’est une paillote ouverte parce qu’on accepte tous les enfants et on est toujours en contact avec les familles qui viennent les chercher chaque jour. L’autre jour à l’heure de déjeuner, j’ai vu trois petits enfants qui fouillaient dans les ordures dehors et je leur ai proposé de venir manger avec nous. Ils étaient les enfants les plus heureux du monde. Le coordinateur Khmer leur a parlé et ils ont promis de venir manger tous les jours et de rester l’après-midi s’ils pouvaient. Ce qui est incroyable c’est de pouvoir trouver de nouveaux enfants pour les services sociaux de PSE comme ça.

 

Qu’est ce qui est unique dans cette paillote?

Les douches! L’année dernière il n’y avait pas de douches donc c’était vraiment un objectif cette année. Beaucoup d’enfants n’ont pas l’eau courante chez eux et se lavent rarement. On est arrivés le premier jour et on a vu l’aire de jeux ; on a pensé qu’on pourrait en faire quelque chose. Avec la bâche et les kramas, on a décidé que les enfants attendraient en ligne dans l’escalier de l’aire de jeux, puis qu’ils passeraient dans le tube et sur le toboggan pour arriver aux douches. Ils adorent ça, c’est comme une autre activité pour eux! Beaucoup reviennent se doucher, et du coup ils apprennent à apprécier le processus de se laver.

 

Peux-tu me raconter ton expérience de coordinatrice, est-ce que ça correspond à ce que tu imaginais?

Cette année est très différente parce que je ne peux pas toujours jouer et danser avec les petits, je dois motiver mes moniteurs et garder un œil sur tout. En tant que coordinateur on apprend à mieux connaitre PSE et comprendre comment ça marche. L’aspect le plus intéressant est de travailler avec les services sociaux, on réalise à quel point les camps d’été sont utiles. Je suis surprise parce qu’au début je ne savais pas comment j’allais coordonner, mais ça a été génial et je m’amuse beaucoup.

 

C’était un défi?

Je pense que c’est plutôt facile, chaque jours des petits problèmes surviennent et il faut les résoudre un par un. Chaque camp a ses propres difficultés. Ici le défi c’est de motiver les moniteurs parce que les enfants sont tellement jeunes que très vite ils s’ennuient, s’échappent ou se mettent à pleurer. Une autre difficulté c’est de prendre soin des enfants avec des blessures. On doit être très flexible et patient à tout moment.

 

Comment ton expérience de PSE a-t-elle évoluée avec les années ?

La première année tout est nouveau et tout surprend. La deuxième année on sait comment ça marche et on est plus impliqués, ça passe très vite et on sait comment en profiter au maximum. La troisième année j’avais plus de responsabilités mais je me suis beaucoup amusée. Cette année je ne m’attendais pas à coordonner Sen Sok et je pense que ça a été l’année la plus émotive. Quand on est responsable des enfants on rentre un peu plus dans leurs vies, on connait leurs histoires. Je me sens maman pour tous ces petits, je veux leur donner le meilleur camp. Chaque année on a de plus en plus de camps et de plus en plus de moniteurs. C’est incroyable de voir grandir le camp et ça confirme le moto de PSE: « Ensemble nous pouvons ». Quand on a un rêve, et qu’on pouvoir le mettre en place, si on y croit, alors c’est possible. Quand on se lance et qu’on voit les résultats, c’est le plus beau sentiment au monde.

 

 

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